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Col du Mont-Cenis - 2084 m

Petit col de Maurienne mais au combien magnifique, la route fut construite par Napoléon en 1802. Cette route large et régulière vous ferra atteindre le lac du Mont-Cenis à 2000 m d'altitude...  Si la difficulté vous parait trop simple, il est toujours possible de partir de Modane et de traverser tout une partie de la haute Maurienne et ainsi de faire 1100 mètres de dénivelés en 70 km aller-retour.

Il est aussi possible de longer le lac et de redescendre sur le val de Suse pour gravir à nouveau le Mont Cenis du coté Italien. Là, les rampes son beaucoup plus prononcées et ce col plus sud n'est pas sans difficultés. Si vous souhaitez visiter une partie des alpes Italienne, Partez de Modane, passez le Mont-Cenis et rendez vous jusqu'à Bardonechia, station olympique en 2006, où vous pourrez prendre le train et rentrer, par le tunnel du Frejus en 20 minutes. En chemin, n'oubliez pas de poser le pied pour visiter Suse, Bardonèche et le Val de Suse.

Le col du Mont-Cenis a été franchi à 5 reprises par le Tour de France. Il est classé hors-catégorie depuis 1999.

 

Le col du Mont-Cenis : un col stratégique.

« La route du Mont Cenis est digne des Romains, disons mieux, digne de Napoléon, c’est-à-dire un des chefs-d'œuvre qui honorent son règne » J.Delisle Journal de Voyage 1807.

Le col du Mont-Cenis, situé à 2 084 mètres d’altitude domine la vallée de la Maurienne et du Val de Suse, au sein du massif du Mont-Cenis.
Ce prestigieux col fit frontière entre la France et l’Italie jusqu’en 1947. La route très étroite sous le Premier Empire (il fallait démonter les voitures pour passer à dos de mulet) fut élargie par Napoléon Bonaparte. Les travaux pour créer la route durèrent dix ans entre 1803 et 1813 et nécessitèrent les bras de 3 000 ouvriers. L’hospice du IXe siècle agrandi à cette occasion allait servir de refuge aux voyageurs indigents « et non en faveur des personnes qui à raison de leur fortune, peuvent recevoir l’hospitalité des auberges établies sur la route » stipulait le règlement instauré par l’Évêque de Saint-Jean-de-Maurienne.
En 1812, le pape Pie VII de passage au col et logé à l’hospice, était en si mauvaise santé qu’il reçut les derniers sacrements. Contre toute attente il se rétablit et put regagner la France.
La route restait toujours ouverte grâce au travail de 75 cantonniers en hiver qui déblayaient la neige. Pour monter de Lanslebourg à l’altitude de 2 000 m, dominé par le fort de la Turra, il fallait près de 4 heures. Pour redescendre à Lanslebourg des guides visionnaires avaient introduit l’usage d’un traîneau léger tendu de peaux et appelé « ramasse ». Il permettait à l’équipage de descendre les 600 mètres d’une traite sur un sentier entrecoupé de lacets. Il n’était pas rare que le traîneau verse avec ses occupants.
Origine du mot : fabrication en aulne vert arcos et balais d’écurie.

 

Le petit train du Mont-Cenis : Une épopée ferroviaire

En 1862, le chemin de fer PLM arrive à Saint-Michel-de-Maurienne. En attendant la percée du tunnel du Fréjus, il n’y avait que la diligence, les mulets, le traîneau ou la marche pour rejoindre Suse dans des conditions particulièrement éprouvantes, même si tout un système d’assistance avait été mis en place pour les voyageurs. Un ingénieur anglais John Fell soumet à l’empereur Napoléon III le projet suivant : relier Suse en moins de 6 heures en construisant ni plus ni moins que le plus haut chemin de fer d’Europe et franchissant le Mont Cenis à 2 084 mètres. L’Empereur est séduit Ainsi, entre l’hiver 1866 et juin 1869 les travaux sont menés de main de maître. Toutefois la construction de paravalanches rendit cet ouvrage très onéreux au final. La locomotive à vapeur de 15 tonnes possédait une roue centrale qui augmentait l’adhérence tant à la montée qu’à la descente. Sur la ligne deux trains journaliers dans chaque sens assuraient le convoi des marchandises et des passagers. Vitesse de pointe : 24 km/h, 17 km/h en descente… En trois ans et demi d’exploitation, 100 000 personnes eurent le plaisir de connaître cette extraordinaire épopée ferroviaire. L’ouverture de ligne du Fréjus, comme convenu par contrat, avait mis fin à l’aventure… Diligences et voitures reprirent de fait du service entre Modane et Lanslebourg ainsi que le traîneau en hiver. En 1909 une ligne de Trollay-bus est mise en service (bus électrique).
 

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